Vous trouverez ci-dessous un texte (long) où sont regroupées toutes les questions que vous vous posez en ces périodes difficiles. Bonne lecture !

L’EXERCICE EN CABINET

Dois-je fermer mon cabinet ?

Oui. A la suite des annonces du président de la République, et devant la nécessité absolue de contenir la propagation trop rapide de l’épidémie de Covid-19, le Conseil national de l’ordre en appelle au civisme et à la solidarité et demande aux kinésithérapeutes de fermer leurs cabinets à compter de mardi 17 mars 2020 12 heures.

L’Ordre demande également aux kinésithérapeutes de tout mettre en œuvre pour éviter les hospitalisations des plus fragiles en prenant en charge dans le respect strict des règles d’hygiène et à leur seul domicile les patients vulnérables pour lesquels l’arrêt des soins risquerait d’entraîner une aggravation majeure, notamment ceux atteints de pathologies chroniques nécessitant de la kinésithérapie de désencombrement (par exemple mucoviscidose, dyskinésies ciliaires primitives, BPCO…) ainsi que les patients polyhandicapés et les personnes âgées dépendantes.

J’aimerais faire des séances par vidéo, type téléconsultation. Qu’est-il possible de faire ?

Dans l’urgence,  le CNOMK a demandé la publication d’un texte qui permettrait de mettre en œuvre des actes de télé rééducation pour les soins qui auront été interrompus au cabinet.

Est-ce que les organismes de formation peuvent maintenir les sessions de formation continue pour les semaines à venir ?

Dans le cadre de la situation exceptionnelle que nous traversons en rapport avec le coronavirus, un arrêté vient d’être publié au Journal Officiel par le Ministère des Solidarités et de la Santé, interdisant aux Organismes de Formation d’accueillir du public entre le 16 mars et le 15 avril 2020 ou d’organiser des formations dans des locaux extérieurs à l’Organisme de Formation.

Aux professionnels de santé qui souhaitent se former pendant cette période, des formations e learning demeurent accessibles.

Si nous fermons  nos cabinets, dans quelles conditions doit-on assurer la continuité des soins ?

Si les cabinets sont désormais fermés, vous avez un rôle important à jouer dans la gestion de la crise épidémique. Il est en effet essentiel de rester joignable pour les patients comme pour les sollicitations et les réquisitions et de poursuivre les soins à domicile pour limiter autant que possible les hospitalisations.

Lisez ici l’ensemble de nos recommandations.

 

LES VISITES

Quel document puis-je présenter pour me déplacer ?

Lorsque vous vous déplacez pour une raison professionnelle, vous pouvez présenter :

Comment puis-je obtenir des masques ?

Des masques, chirurgicaux ou de norme FFP2 selon la disponibilité de ces derniers, seront mis à la disposition des masseurs-kinésithérapeutes pour leur activité de kinésithérapie respiratoire et l’activité indispensable au maintien à domicile notamment. Ces masques doivent vous être délivrés en officine sur présentation de votre carte professionnelle.

Vous pouvez télécharger votre carte professionnelle ordinale sur ce lien : https://cpo.ordremk.fr/.  Vous pouvez également utiliser votre Carte de professionnel de santé.

Si vous rencontrez des difficultés pour obtenir les masques nécessaires aux actes prioritaires et non reportables, nous mettons à votre disposition un courrier-type à adapter et à adresser au pharmacien d’officine pour demander l’application de l’arrêté du 16 mars 2020.

Quelles sont les mesures d’hygiène à prendre à domicile ?

Il convient, lors des soins à domicile, d’appliquer les mesures d’hygiène, principalement lavage des mains (eau et savon ou gel hydro alcoolique) entre chaque patient et port d’un masque chirurgical devant un patient à risque et FFP2 devant un patient infecté.

Devant l’impossibilité d’appliquer ces mesures, un kinésithérapeute doit refuser la prise en charge de patients. Il doit exiger des masques de ses ARS pour dispenser ces soins et s’assurer de disposer des conditions d’hygiène nécessaires pour se protéger et protéger ses patients.

Je n’exerce qu’à domicile et tous mes patients sont considérés comme à risque. Que dois-je faire ?

Vous pouvez assurer la continuité des soins auprès des patient fragiles à condition de porter un masque tout au long de la séance et d’appliquer les mesures barrières et les règles d’hygiène strictes.

Peut-on faire des visites à domicile à la place du cabinet pour les plus de 70 ans et les personnes fragiles ? Comment les visites à domicile aux personnes fragiles sont-elles rétribuées ? Faut-il une prescription ?

Les visites à domicile sont vivement recommandés pour les soins auprès des plus de 70 ans et des personnes fragiles à condition de respecter les mesures barrières.

En remplacement des soins au cabinet, les kinésithérapeutes peuvent coter le déplacement même sans prescription.

MES PATIENTS

Quels sont les patients considérés comme “à risque” ?

Le Haut Comité de Santé Publique considère que les personnes à risque de développer une forme grave d’infection à SARS-CoV-2 sont les suivantes :

  • personnes âgées de 70 ans et plus (même si les patients entre 50 ans et 70 ans doivent être surveillés de façon plus rapprochée) ;
  • patients présentant une insuffisance rénale chronique dialysée, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV
  • les malades atteints de cirrhose au stade B au moins
  • les patients aux antécédents cardiovasculaires : hypertension artérielle compliquée, ATCD d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;
  • Les diabétiques insulinodépendants non équilibrés ou présentant des complications secondaires à leur pathologie ;
  • Les personnes présentant une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale ;
  • Les patients présentant une insuffisance rénale chronique dialysée ;
  • les personnes avec une immunodépression congénitale ou acquise :
    • médicamenteuses : chimiothérapie anti cancéreuse, immunosuppresseur, biothérapie et/ou une corticothérapie à dose immunosuppressive,
    • infection à VIH non contrôlé avec des CD4 <200/mn³
    • Consécutive à une greffe d’organe solide ou de cellules souche hématopoïétiques,
    • atteint d’hémopathie maligne en cours de traitement,
    • présentant un cancer métastasé,
  • Les malades de cirrhose au stade B au moins ;
  • Les femmes enceintes par analogie avec les séries publiées sur le MERS-CoV et le SRAS en dépit d’une petite série de 18 cas d’infections à SARS-CoV-2 ne montrant pas de sur-risque ni pour la mère ni pour l’enfant ;
  • Les personnes présentant une obésité morbide (indice de masse corporelle > 40kg/m² : par analogie avec la grippe A(H1N1).

Dois-je annuler tous les rendez-vous de mes patients de plus de 70 ans ?

Les patients âgés de plus de 70 ans ou présentant une fragilité ne doivent pas être pris en charge au cabinet mais uniquement à leur domicile, dans le respect le plus strict des règles d’hygiène (lavage des mains, port du masque chirurgical obligatoire).

Dois-je annuler les rendez-vous des bébés, enfants et adolescents ?

Il convient d’annuler les rendez-vous des plus jeunes sauf soins urgents ou indispensables sous peine de séquelles, qui seront réalisés à domicile.

Dois-je poursuivre les soins à domicile ?

Le Conseil national de l’ordre demande aux kinésithérapeutes de tout mettre en œuvre pour éviter les hospitalisations des plus fragiles en prenant en charge, dans le respect strict des règles d’hygiène et à leur seul domicile, les patients vulnérables pour lesquels l’arrêt des soins risquerait d’entraîner une aggravation majeure, notamment ceux atteints de pathologies chroniques nécessitant de la kinésithérapie de désencombrement (par exemple mucoviscidose, dyskinésies ciliaires primitives, BPCO…) ainsi que les patients polyhandicapés et les personnes âgées dépendantes.

Par ailleurs, les services hospitaliers vont très prochainement accélérer les sorties post-opératoires des patients notamment en ortho-gériatrie pour libérer des lits Covid-19. Cela ne pourra se faire qu’avec une prise en charge de qualité des patients à domicile par les kinésithérapeutes.

Ces visites à domiciles se feront conformément à l’article 1er du décret du 16 mars 2020 portant réglementation des déplacements dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus Covid-19.

Les recommandations relatives aux gestes barrière doivent être appliquées scrupuleusement.

Exigez des masques de vos ARS pour dispenser ces soins et assurez-vous de disposer des conditions d’hygiène nécessaires pour vous protéger et protéger les patients.

J’ai de nombreux patients atteints de mucoviscidose ou d’autres pathologies pulmonaires chroniques dont la prise en charge ne peut s’interrompre. Comment dois-je procéder avec eux ?

En concertation avec les Centres de Ressources et de Compétences de la Mucoviscidose (CRCM) et le service de pneumologie pédiatrique de CHU de Bordeaux, nous avons rédigé des recommandations validées par la cellule Covid du CHU de Bordeaux. Elles prévoient notamment :

  • La prise en charge impérative à domicile: 3 fois par semaine (au lieu de 5 fois habituellement) ;
  • Le lavage scrupuleux des mainsau savon ou solution hydro alcoolique ;
  • Une sur blouseobligatoire, qui reste chez le patient. Si vous n’en avez pas, une grande chemise peut faire l’affaire. Elle sera entretenue par la famille ou le patient ;
  • Le port du masque au mieux FFP2 ou chirurgical. Si vous n’en avez pas, protégez-vous le nez et la bouche avec un masque en tissu « fait maison » ;
  • Le port de gants si possible jetables et d’une charlotteou d’un calot ou d’un chapeau/bonnet si le patient présente un syndrome grippal.

Nous attirons votre attention sur le fait que ces recommandations peuvent évoluer dans le temps. Elles sont également applicables pour la prise en charge des personnes âgées de plus de 60 ans (personnes les plus à risque de développer une détresse respiratoire).

Des téléconsultations sont en cours d’organisation pour le suivi de ces patients.

Pour en savoir plus, rendez-vous ici.

MA SANTÉ, MA FAMILLE, MES DROITS

Dois-je suspendre les soins si je suis considéré comme “à risque” ou que je suis enceinte ?

Il est recommandé aux professionnels eux-mêmes fragiles, y compris les femmes enceintes, de ne plus prendre en charge de patients.

Puis-je bénéficier de la garde des enfants pour le personnel soignant ?

Suite à l’annonce du Président de la République sur la fermeture des crèches, les caisses d’Allocations familiales apportent leur appui aux Préfets de département et aux collectivités territoriales, pour la mise en place d’un service de garde destiné aux jeunes enfants des personnels « prioritaires » indispensables à la gestion de la crise sanitaire.

  • En direction des parents ayant un enfant de moins de 3 ans et des jeunes enfants non scolarisés

Un questionnaire est disponible en ligne pour recueillir le besoin des parents ayant un (ou des) enfant(s) âgés de moins de 3 ans et pour lesquels un besoin d’accueil est impératif car ils doivent de se rendre à leur travail.

A ce jour, les parents concernés par ce questionnaire sont :

  • Services de l’Etat (central et déconcentré) :Personnels des agences régionales de santé (ARS) et des préfectures chargées de la gestion de l’épidémie, Agents du ministère des solidarités et de la santé chargés de la gestion de l’épidémie ;
  • Professionnels de santé libéraux :Médecins, Sages-femmes, Infirmières, Ambulanciers, Pharmaciens, Biologistes ;
  • Tous les Personnels des établissements de santé ;
  • Tous les personnels des établissements sociaux et médico-sociaux suivants :EHPAD et EHPA (personnes âgées), Établissements pour personnes handicapées, Services d’aide à domicile, Services infirmiers d’aide à domicile, Lits d’accueil médicalisés et lits halte soins santé, Nouveaux centres d’hébergement pour sans-abris malades du coronavirus ;
  • Établissements d’accueil du jeune enfant et maisons d’assistants maternels maintenus ouverts.

Les enfants de personnels travaillant dans un établissement de santé public ou privé, en établissement médico-sociaux pour personnes âgées et personnes handicapées, des personnels de santé et médico-sociaux de la ville, de pompiers, de gendarmes…pourront, quant à eux, accueillis à l’école

Comment être indemnisé pour la perte d’activité ?

Cette épidémie entraîne une baisse d’activité dans les cabinets, voire une impossibilité pour certains de continuer à exercer (recommandations, maladie, contrainte de garder les enfants, etc.).

Face au risque économique, vous pouvez d’ores et déjà solliciter l’URSSAF, la CARPIMKO ainsi que les impôts ou votre banque.

Vous pouvez vous rapprocher de ces organismes pour solliciter des reports de charge.

Pour en savoir plus, rendez-vous ici.

Comment toucher les indemnités journalières si je rentre dans les critères des personnes fragiles et que je ne peux pas dispenser de soins ?

Dans le cadre de l’épidémie de coronavirus, l’Assurance maladie prend en charge, de manière dérogatoire, les indemnités journalières pour l’ensemble des professionnels de santé libéraux s’ils sont amenés à interrompre leur activité professionnelle, selon des modalités alignées sur celles appliquées aux salariés et travailleurs indépendants.

Ces indemnités sont de 72 euros par jour.

Prise en charge des indemnités journalières en cas d’interruption d’activité selon les 3 situations

– Professionnels de santé libéraux bénéficiant d’un arrêt de travail parce qu’ils sont atteints par le coronavirus : Prise en charge des IJ pendant la durée de l’arrêt de travail avec application d’un délai de carence de 3 jours

Professionnels de santé libéraux devant respecter une période d’isolement (ayant été en contact rapproché avec une personne diagnostiquée positive en coronavirus) : Prise en charge des indemnités journalières sans application d’un délai de carence.

Professionnels de santé libéraux devant rester à domicile pour garder leur enfant concerné par une période d’isolement (cas des enfants scolarisés dans un établissement fermé ou des enfants domiciliés dans une zone identifiée comme zone de propagation du virus mais scolarisés en dehors) : Prise en charge des indemnités journalières sans application d’un délai de carence

Ces mesures concernent toutes les interruptions d’activité liées à ces 3 situations à partir du 1er février 2020. Les indemnités seront versées pour la durée de l’arrêt.

Un numéro d’appel unique est mis à la disposition des professionnels de santé libéraux concernés par une de ces 3 situations : 0811 707 133, valable sur l’ensemble du territoire.

Je ne peux joindre le numéro surtaxé de l’assurance maladie pour déclarer mon arrêt ?

Nous avons alerté la caisse nationale d’assurance maladie qui nous a répondu : La saturation de la plateforme nous a en effet été remontée.

Dans le cadre de l’épidémie de COVID 19, les CPAM s’organisent pour poursuivre leurs activités avec des équipes potentiellement réduites, en priorisant sur leurs activités essentielles pour les assurés et les professionnels de santé.

Ainsi, des actions – notamment techniques – ont été lancées afin que les services médicaux des caisses primaires soient en capacité de prendre plus d’appel   et ainsi réduire les temps d’attentes.

Nous sommes en train de regarder ce qu’il est possible de faire pour remplacer ce numéro payant par un gratuit.

Comment mettre un salarié en activité partielle ?

Le dispositif d’activité partielle peut être sollicité par les entreprises dans le cadre de circonstances à caractère exceptionnel (article R. 5122-1 du code du travail). Les salariés qui, tout en restant liés à leur employeur par un contrat de travail, subissent une perte de salaire imputable soit à la fermeture temporaire de l’établissement (ou d’une partie de l’établissement), soit à la réduction de l’horaire de travail habituellement pratiqué dans l’établissement en deçà de la durée légale du travail, bénéficient dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État, d’une allocation spécifique qui est à la charge de l’État.

Plus d’information sur le site du Ministère du Travail (point 28).

Mon assurance peut-elle intervenir en complément de l’assurance maladie

Certaines compagnies d’assurance ont décidé de compléter le dispositif de prise en charge dérogatoire par l’assurance maladie des indemnités journalières pour les professionnels de santé libéraux amenés à interrompre leur activité professionnelle. Nous vous invitons à consulter le site de votre assureur.

EXERCICE HOSPITALIER

Je ne peux pas accéder à un EHPAD dans lequel je travaille. Quid de l’obligation de continuité des soins ?

À ce jour, les interventions dans les EHPADs sont arrêtées sauf pour les soins vitaux. Des exceptions sont possibles à la demande du médecin coordonnateur et du directeur de l’établissement.

Quid de la réserve sanitaire ? Les kinés sont-ils concernés?

Peuvent devenir réservistes sanitaires :

  • les professionnels du secteur de la santé en activité (dans le public ou privé), sans emploi, à la retraite depuis moins de 5 ans
  • et les étudiants des filières paramédicales et médicales.

Vous pouvez retrouver toutes les informations ici https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F33926

Pour vous inscrire sur la liste de praticiens mobilisables dans le cadre de la réserve sanitaire rendez-vous ici.

Pour qu’apparaisse l’onglet « masseur-kinésithérapeute », il faut d’abord passer par l’étape  “renseigner votre statut”. Que vous soyez retraité, étudiant ou en activité vous devrez ensuite remplir les différents champs :

  • Famille : Soins infirmiers et médicotechniques
  • Sous-famille :  Soins de rééducation
  • Famille de métier : Masseur-kinésithérapeute

Je travaille en clinique privée, dois-je poursuive mon activité ?

Les prises en charge en clinique privée et en SSR doivent être poursuivies, sauf consignes contraires de la direction.

Fermeture de cabinets, interdiction d’accès aux Ehpad, limitation des soins à domicile : de nombreux kinésithérapeutes libéraux subissent d’importantes baisses de revenus.

Si la situation et les mesures évoluent rapidement, nous faisons le point sur les dispositifs actuels auxquels vous pouvez faire appel pour faire face à cette période difficile. Cet article est évolutif et sera complété régulièrement.

 

  1.   Les indemnités journalières prises en charge par l’Assurance maladie

Dans le cadre de l’épidémie de coronavirus, l’Assurance maladie prend en charge, de manière dérogatoire, les indemnités journalières pour l’ensemble des professionnels de santé libéraux s’ils sont amenés à interrompre leur activité professionnelle, selon des modalités alignées sur celles appliquées aux salariés et travailleurs indépendants.

Ces indemnités sont de 72 euros par jour.

Prise en charge des indemnités journalières en cas d’interruption d’activité selon les 3 situations
3 SITUATIONS MODALITÉS DE PRISE EN CHARGE
Professionnels de santé libéraux bénéficiant d’un arrêt de travail parce qu’ils sont atteints par le coronavirus. Prise en charge des IJ pendant la durée de l’arrêt de travail avec application d’un délai de carence de 3 jours
Professionnels de santé libéraux devant respecter une période d’isolement (ayant été en contact rapproché avec une personne diagnostiquée positive en coronavirus) Prise en charge des IJ sans application d’un délai de carence
Professionnels de santé libéraux devant rester à domicile pour garder leur enfant concerné par une période d’isolement (cas des enfants scolarisés dans un établissement fermé ou des enfants domiciliés dans une zone identifiée comme zone de propagation du virus mais scolarisés en dehors) Prise en charge des IJ sans application d’un délai de carence

Ces mesures concernent toutes les interruptions d’activité liées à ces 3 situations à partir du 1er février 2020. Les indemnités seront versées pour la durée de l’arrêt.

Un numéro d’appel unique est mis à la disposition des professionnels de santé libéraux concernés par une de ces 3 situations : 0811 707 133, valable sur l’ensemble du territoire.

Nous avons alerté la caisse nationale d’assurance maladie sur les difficultés pour joindre ce numéro, qui nous a répondu : « La saturation de la plateforme nous a en effet été remontée. Dans le cadre de l’épidémie de Covid-19, les CPAM s’organisent pour poursuivre leurs activités avec des équipes potentiellement réduites, en priorisant sur leurs activités essentielles pour les assurés et les professionnels de santé. Ainsi, des actions – notamment techniques – ont été lancées afin que les services médicaux des caisses primaires soient en capacité de prendre plus d’appel  et ainsi réduire les temps d’attente. Nous sommes en train de regarder ce qu’il est possible de faire pour remplacer ce numéro payant par un gratuit. »

 

  1.   La prévoyance et les assurances

Vérifiez vos contrats et rapprochez-vous de vos prestataires. Visitez leurs sites internet, nombre d’entre eux annoncent des mesures spéciales.

 

  1.   Pour vos salariés : l’activité partielle

Le dispositif d’activité partielle peut être sollicité par les entreprises dans le cadre de circonstances à caractère exceptionnel (article R. 5122-1 du code du travail). Les salariés qui, tout en restant liés à leur employeur par un contrat de travail, subissent une perte de salaire imputable soit à la fermeture temporaire de l’établissement (ou d’une partie de l’établissement), soit à la réduction de l’horaire de travail habituellement pratiqué dans l’établissement en deçà de la durée légale du travail, bénéficient dans des conditions fixées par décret en Conseil d’Etat, d’une allocation spécifique qui est à la charge de l’État.

Plus d’information sur le site du Ministère du Travail (point 28).

 

  1.   Les reports de charges

Vous pouvez vous rapprocher des organismes pour solliciter des reports de charges :

Le décalage des remboursements de prêts bancaires : les masseurs-kinésithérapeutes connaissant des difficultés financières doivent contacter dès que possible leur établissement bancaire. En cas de difficulté ou de refus de l’établissement bancaire, ils peuvent solliciter la médiation du crédit et/ou le correspondant TPE de la Banque de France (courriel : TPE84@banque-france.fr ; Tel : 0 800 08 32 08).

La suspension des factures d’eau, de gaz ou d’électricité ainsi que les loyers a été évoquée par le Président de la République le 16 mars. Plus d’informations à venir.

L’URSSAF : l’échéance mensuelle du 20 mars ne sera pas prélevée, le montant de cette échéance sera lissé sur les échéances à venir (avril à décembre). En complément de cette mesure, vous pouvez solliciter :

  • l’octroi de délais de paiement, y compris par anticipation. Il n’y aura ni majoration de retard ni pénalité ;
  • un ajustement de votre échéancier de cotisations pour tenir compte d’ores et déjà d’une baisse de revenu, en ré estimant le revenu sans attendre la déclaration annuelle ;
  • l’intervention de l’action sociale pour la prise en charge partielle ou totale des cotisations ou pour l’attribution d’une aide financière exceptionnelle.

Connectez-vous à votre espace en ligne sur www.urssaf.fr et adressez un message via la rubrique « Une formalité déclarative » > « Déclarer une situation exceptionnelle ». Il est également possible de joindre votre Urssaf par téléphone au 3957 (0,12€ / min + prix appel) ou au 0 806 804 209 (service gratuit + prix appel) pour les praticiens et auxiliaires médicaux.

Les impôts : vous pouvez gérer vos prélèvements à la source en actualisant le revenu prévisionnel retenu pour l’année 2020. Pour ce faire, rendez-vous sur votre espace particulier du site de l’administration fiscale.

Les entreprises en difficulté pour le paiement de leurs impositions à la suite du du Coronavirus – Covid 19 peuvent demander à bénéficier d’un délai de paiement ou d’une remise d’impôt direct, notamment pour l’échéance d’acompte d’IS du 16 mars.

Pour faciliter leur démarche, la DGFiP met à disposition des entreprises un modèle de demande à adresser à leur service des impôts des entreprises.

La Carpimko : vous propose de solliciter un délai en passant par son site internet : « Espace Personnel », rubrique « paiement de vos cotisations », « demander un délai de paiement » afin d’étudier une solution d’accompagnement adaptée.

 

  1.   Les autres dispositifs

La BPI a mis en place des mesures d’urgence pour faire face aux conséquences économiques de l’épidémie, dont la garantie de prêts bancaires et de découverts.

Le numéro vert (0 969 370 240) et le site internet www.bpifrance.fr permettent aux dirigeants d’entreprise d’être informés et pris en charge par les directions régionales de Bpifrance.

POUR LES MASQUES ET LEUR DISTRIBUTION

 

La poursuite des soins à domicile pour les patients particulièrement vulnérables implique un respect strict des mesures barrière. La question de la distribution des masques est centrale pour assurer cette continuité des soins. Si vous rencontrez des difficultés pour obtenir les masques nécessaires aux actes prioritaires et non reportables, nous mettons à votre disposition ci-dessous un courrier-type à adapter et à adresser au pharmacien d’officine pour demander l’application de l’arrêté du 16 mars 2020.

Par ailleurs, la Direction Générale de la Santé a annoncé dans un message DGS-Urgent un nouvel envoi de masques chirurgicaux et FFP2 aux officines afin de répondre aux besoins a minima pour les 2 prochaines semaines.

Dans les zones d’exposition à risque arrêtées au niveau national, le schéma de délivrance pour les professionnels prévoit 6 masques par semaine et par kinésithérapeute, chirurgicaux ou aux normes FFP2 dans le strict respect des indications et selon les disponibilités, pour la réalisation des actes prioritaires et non reportables.

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Épidémie de Covid-19 : Recommandations destinées aux kinésithérapeutes prenant en charge des patients atteints de mucoviscidose ou autre pathologie pulmonaire chronique

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Actualité des kinés. > Épidémie de Covid-19 : Recommandations destinées aux kinésithérapeutes prenant en charge des patients atteints de mucoviscidose ou autre pathologie pulmonaire chronique

ACTUALITÉ DES KINÉS. 18.03.2020

Vous prenez en charge un patient atteint de mucoviscidose ou autre pathologie pulmonaire chronique (Dyskinésie ciliaire, dilatations des bronches, insuffisant respiratoire…) pour lesquels la prise en charge en kinésithérapie ou les cures antibiotiques IV restent nécessaires sur cette longue période de confinement.

Concernant les mesures préventives face au COVID-19, voici les recommandations rédigées en concertation avec Centres de Ressources et de Compétences de la Mucoviscidose (CRCM) et le service de pneumologie pédiatrique de CHU de Bordeaux et validées par la cellule Covid du CHU de Bordeaux :

  • Prise en charge impérative à domicile: 3 fois par semaine (au lieu de 5 fois habituellement) ;
  • Lavage scrupuleux des mainsau savon ou solution hydroalcoolique ;
  • Surblouseobligatoire, qui reste chez le patient. Si vous n’en avez pas, une grande chemise peut faire l’affaire. Elle sera entretenue par la famille ou le patient ;
  • Port du masque au mieux FFP2 ou chirurgical. Si vous n’en avez pas, protégez-vous le nez et la bouche avec un masque en tissu « fait maison » ;
  • Port de gants si possible jetables (possibilité d’utiliser des gants “relessivales” ex : gants pour la vaisselle) et d’une charlotteou d’un calot ou d’un chapeau/bonnet si le patient présente un syndrome grippal.

Par ailleurs, compte tenu du contexte actuel, les explorations fonctionnelles respiratoires et les consultations à l’hôpital ne seront maintenues que dans certains cas.

Aussi, pour le suivi de patients équipés d’un spiromètre connecté, il est impératif de contrôler la mesure du souffle très régulièrement (3 fois par semaine).

Il est important de rassurer les parents : aucun enfant n’est mort du coronavirus. A Wuhan, épicentre de l’épidémie, seulement 6 enfants ont été hospitalisés.

Nous attirons votre attention sur le fait que ces recommandations peuvent évoluer dans le temps. Elles sont également applicables pour la prise en charge des personnes âgées de plus de 60 ans (personnes les plus à risque de développer une détresse respiratoire).

Des téléconsultations sont en cours d’organisation pour le suivi de ces patients.

 

Nous vous remercions pour votre civisme en conscience et en responsabilité, nous restons à votre écoute,

 

Bien confraternellement à toutes et tous  

 

 

Pierre ROBERT, Président.

CDOMK77

31 rue Saint Ambroise

77000 MELUN

01.60.65.64.17

president.cdo77@ordremk.fr