DERIVES THERAPEUTIQUES

Proposer des soins non validés scientifiquement en l’absence de consensus professionnel constitue une dérive thérapeutique et contrevient aux obligations déontologiques. C’est dans ce cadre qu’après en avoir débattu le conseil national de l’ordre émet l’avis qui suit :

– A ce jour la pratique de la « fasciathérapie », de la « microkinésithérapie », de la « kinésiologie », de la « biokinergie » et de « l’ostéopathie crânienne » constituent pour chacune de ces techniques une dérive thérapeutique et contrevient aux règles déontologiques.

ACTIVITE PHYSIQUE ET SPORTIVE PAR UN KINESITHERAPEUTE

Après en avoir débattu le conseil national a rendu l’avis suivant :

– Le masseur kinésithérapeute est un professionnel de santé qui traite en particulier par le mouvement les troubles de la motricité et les déficiences ou altérations des capacités fonctionnelles en mettant en œuvre notamment des moyens éducatifs. Il dispose de savoirs disciplinaires et de savoir-faire associés qui lui permettent d’encadrer la gymnastique hygiénique, d’entretien ou préventive.

  1. –  Ainsi le kinésithérapeute enseigne des méthodes et techniques qui visent à entretenir et améliorer la condition physique, et il conduit des séances de préparation physique sportive.
  2. –  Il dispose ainsi de la qualification pour encadrer des activités physiques ou sportives adaptées à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical de tout patient.
  3. – Il peut donc exercer la fonction d’éducateur d’une activité physique ou sportive et user de ce titre, sous réserve de respecter également les conditions d’honorabilité et de déclaration fixées par le code du sport.

Les kinésithérapeutes sont donc autorisés à mentionner sur leurs documents et leur plaque professionnels le titre de « éducateur sportif » ou « éducateur sportif en activités physiques et sportives adaptées », après avoir obtenu leur carte professionnelle d’éducateur sportif auprès du préfet du département dans lequel ils exercent cette activité à titre principal.

OSTEOPATHIE CRANIENNE

Le conseil national a rendu l’avis suivant :Selon les travaux publiés par le Cortecs, les techniques d’ostéopathie crânienne ne s’appuient à ce jour sur aucune hypothèse scientifiquement validée et ne bénéficient d’aucune preuve d’efficacité thérapeutique. Elles ne sont donc pas à ce titre des soins conformes aux données de la science.

Ainsi le kinésithérapeute qui pratique l’ostéopathie doit veiller en toutes circonstances à respecter ses obligations déontologiques, et ne peut proposer à ses patients un procédé illusoire ou insuffisamment éprouvé.

Dès lors il apparaît contraire aux règles déontologiques qui s’imposent à tous les kinésithérapeutes, de proposer des actes d’ostéopathie crânienne.

En conclusion l’ostéopathie crânienne n’est pas un soin conforme aux données scientifiques et sa pratique par un kinésithérapeute constitue une dérive thérapeutique.